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 Lorenzaccio, Musset (théâtre)

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Elo
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MessageSujet: Lorenzaccio, Musset (théâtre)   Mar 24 Jan - 21:41

Et oui, un peu de Musset n'a jamais tué personne...

Voici donc une pièce de théâtre que j'ai étudié dans le cadre de mes études, et qui m'a laissé de très bonnes impressions (c'est rare !) Il me semble que la plume de Musset est marquée par le romantisme, et très franchement je ne sait pas ce que ça pourrait donner sur scène.Quoi qu'il en soit, j'ai vraiment apprécié l'écriture (je préviens, ça sent le romantique révolutionnaire à dix kilomètres, ce n'est pas forcément du goût de tout le monde ^^).


Et voilà un petit aperçu :

Citation :
Lorsque je parcourais les rues de Florence, avec mon fantôme à mes côtés, je regardais autour de moi, je cherchais les visages qui me donnaient du cœur, et je me demandais : Quand j’aurai fait mon coup, celui-là en profitera-t-il ? J’ai vu les républicains dans leurs cabinets ; je suis entré dans les boutiques ; j’ai écouté et j’ai guetté. J’ai recueilli les discours des gens du peuple, j’ai vu l’effet que produisait sur eux la tyrannie ; j’ai bu dans les banquets patriotiques le vin qui engendre la métaphore et la prosopopée ; j’ai avalé entre deux baisers les larmes les plus vertueuses ; j’attendais toujours que l’humanité me laissât voir sur sa face quelque chose d’honnête. J’observais comme un amant observe sa fiancée en attendant le jour des noces.

Philippe — Si tu n’as vu que le mal, je te plains ; mais je ne puis te croire. Le mal existe, mais non pas sans le bien ; comme l’ombre existe, mais non sans la lumière.

Lorenzo — Tu ne veux voir en moi qu’un mépriseur d’hommes ; c’est me faire injure. Je sais parfaitement qu’il y en a de bons ; mais à quoi servent-ils ? que font-ils ? comment agissent-ils ? Qu’importe que la conscience soit vivante, si le bras est mort ? Il y a de certains côtés par où tout devient bon : un chien est un ami fidèle ; on peut trouver en lui le meilleur des serviteurs, comme on peut voir aussi qu’il se roule sur les cadavres, et que la langue avec laquelle il lèche son maître sent la charogne à une lieue. Tout ce que j’ai à voir, moi, c’est que je suis perdu, et que les hommes n’en profiteront pas plus qu’ils ne me comprendront.

(Acte III scène 3)

L'histoire se déroule à Florence. Nous avons un tyran, Alexandre de Médicis, et Lorenzo, qui va consacrer sa vie à tenter de l'éliminer. Pour l'approcher d'assez près, il doit accompagner le tyran dans ses plus basses besognes, et détruire son identité. On apprend d'ailleurs très tardivement ses intentions. Il parvient à tuer le duc, mais en vain : un autre tyran prend sa place aussitôt.
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